Certains malwares n'en seraient pas vraiment...

Depuis le début du mois de juillet, le FBI tente de redéfinir le statut juridique d'un « malware ». En effet, le FBI considère que les malwares qu'il produit ne doivent pas être considérés comme tels puisqu'ils ne sont pas malveillants. Le 6 juillet, le FBI explique que le terme « ‘‘malveillant’’ dans une procédure pénale et dans le monde juridique a des implications très directes ».

A l'origine, un malware est un logiciel malveillant développé afin de nuire à un système informatique sans que celui-ci soit au courant. Mais ce n'est pas le mode opératoire du FBI puisque leur malwares ne sont pas malveillants mais au contraire, ce sont des programmes informatiques utilisés pour dénicher des actes malveillants. Par exemple, les malwares du FBI ont été utilisés les adresses IP des utilisateurs de sites pédopornographiques. De plus, dans cette affaire, le malware du FBI n'a pas endommagé l'ordinateur des visiteurs de ces sites mais en plus il a été autorisé par un tribunal. Néanmoins, certains tribunaux ont rejeté les preuves apportées par le FBI dans cette affaire car pour ce faire, il y a eu utilisation de malware, et donc collecte illégale de données.

Rappelons que déjà en avril, la Cour suprême des Etats-Unis a approuvé un amendement – qui prendra effet en décembre - qui pourrait permettre aux juges du pays de délivrer des mandats de perquisition au FBI pour pirater des ordinateurs.

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